9 Milliard d’affamés

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Cette semaine, je vous propose un tour d’horizon de nos campagnes françaises pour pouvoir notamment comprendre comment répondre à cette question : “comment ferons-nous, dans moins d’un demi-siècle, pour nourrir neuf milliard d’être humains, tout en prenant en compte le respect du plus grand écosystème à l’heure d’aujourd’hui : la Terre?”

Campagne française

   Vous le savez sûrement mais, d’ici à 2050 environ, la Terre comptera certainement 2 milliard d’individus en plus, ce qui permettra de voir au compteur un chiffre atteignant les 9 milliards. Et ces 9 milliards d’Hommes auront besoin, jusqu’à preuve du contraire, de se nourrir. Le problème est qu’il sera impossible de nourrir toute cette population avec les même habitudes alimentaires qu’aujourd’hui.

Pourquoi est-ce que cela sera impossible? Et bien tout d’abord parce que les habitudes alimentaires d’aujourd’hui ne seront pas adaptées pour nourrir autant de personnes (si l’on garde ces habitudes, il faudrait environ 2 Terres pour nourrir ces 9 milliards d’Hommes). Aujourd’hui, en moyenne et globalement, un être humain consomme différents aliments dans la journée dont de la viande qui est (là encore, globalement) consommée plus qu’il ne faudrait ; un Homme devrait mangé 2 à 3 fois par semaine de la viande, et il s’avère qu’aujourd’hui, ce n’est pas le cas : la consommation de viande est trop importante aujourd’hui (un Français consomme en moyenne 80 Kg de viande par an, soit deux fois plus qu’il y à 50 ans) . Et c’est pour cela qu’on ne peut pas nourrir d’avantage d’être humains avec ces habitudes.

Pour mieux comprendre le cas de la viande : il faut environ 10 Kg de matière végétale pour produire 1 Kg de matière animale ;  il y a des pertes d’énergies : à chaque fois qu’un être vivant se nourrit d’un autre être vivant (qu’il soit animal ou végétal) plus de 90% de l’énergie ingérée est perdue, notamment dans la respiration cellulaire et la perte de chaleur.

Un autre exemple démontrant qu’il n’est pas possible de garder ces habitudes alimentaires pour le futur : on peut nourrir 20 personnes pendant un an avec un hectare de maïs mais seulement deux personnes si celles-ci ne mange que de la viande (l’animal se nourrissant avec l’hectare de maïs).

C’est donc pour cela qu’il n’est pas possible de nourrir 2 milliard de personnes en plus en conservant ces habitudes : il n’y aura pas assez de surface à cultiver.

Moisson d’un champ de blé

De possibles solutions? Il y en a, bien entendu, et d’ailleurs heureusement! Mais cela implique certaines contraintes, notamment le fait de réduire sa consommation de viande (ce qui ne veut pas dire de ne plus en manger). Il faut savoir que la production de viande demande beaucoup plus d’eau et libère plus de CO2 que les végétaux. Mais pour compenser cette perte de nourriture d’origine animale, il faut compté sur les végétaux, c’est-à-dire les céréales, légumes, fruits… . Sauf que la aussi il y a un “mais” : pour nourrir toutes ces futures bouches, il va falloir intensifier l’agriculture végétale, et pour ce faire, il n’y a pas vraiment de miracle, utiliser des engrais, qu’ils soient biologiques ou non. Or ce sont les non bio qui sont les plus éfficaces et d’ailleurs les plus utilisés. Sauf que ces engrais chimiques ne sont pas bon pour notre santé et celle de notre écosystème. Alors, à défaut d’utiliser des engrais, l’être humain a penser à tout et élaboré un plan B : la déforestation.

( je vous propose de voir la vidéo ci-dessous montrant comment se fait la déforestation :

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=eIoUjjCBBS0)

En somme, que des avantages : plus de surface à cultiver, et donc plus de productivité, c’est-à-dire la quantité de biomasse qui est produite par hectare et par an. En effet, vu comme ça, on ne voit que les avantages. Malheureusement, il y a aussi des notes négatives : cette déforestation, mis à part le fait de détruire le paysage, détruit également la faune vivant au sein des forêts. De plus, un dilemme se façonne : faut-il utiliser ces gains de terrains pour l’agriculture ou alors l’utiliser comme surface à bâtir? En effet, s’ il faudra nourrir plus de monde, il faudra également les logés.

Il faut savoir que pour répondre aux attentes de la population humaine, il faudra, comme nous l’avons vu précédemment, mettre de nouvelles terres en cultures et augmenter encore la productivité des surfaces cultivées en mobilisant de nouvelles ressources en eau et en éléments nutritifs. Or, les réserves en terres cultivables et en eau sont limitées. Leur mise en valeur agricole ne peut donc se faire qu’au détriment des écosystèmes naturels. De plus, l’intensification de l’agriculture provoque un appauvrissement des sols qui doivent être compensés par l’ajout d’engrais dont l’impact écologique est préoccupant.

En conclusion : il vaut donc mieux priviligié l’alimentation végétale que la viande dans son mode de vie alimentaire. De plus, la Terre ne peut pas nourrir 9 milliard d’êtres humains s’ils mangent deux fois par jour de la viande, mais peut s’ils se limitent à deux à trois fois par semaine.

(source : Wiki :: Science et technologie de l’environnement)

JJF-Art.n°14

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